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Blackberry serait à vendre (parmi d’autres hypothèses)

Logo Blackberry

Cela fait un moment que la firme canadienne est au coeur de la tourmente. Les terminaux de RIM, qui avaient repris en 2004 le form factor des Palm Treo avec leur célèbre clavier mécanique en leur adjoignant un système de mails sécurisés, sont en perte de vitesse depuis quelques années. L’arrivée de l’Iphone en juin 2007 a réellement modifié les attentes des consommateurs vis à vis de leurs smartphones et RIM, concentré sur son marché « corporate » a mis du temps à « raccrocher au wagon » des attentes du grand public. Les parts de marché du géant canadien s’écroulent depuis 2009.BB torch 9800

L’arrivée des nouveaux terminaux à écran tactiles, avec leurs fonctions multimedia plus poussées en 2011 (il était temps) et le dernier OS : BB 10 en 2013, n’ont pas convaincu les utilisateurs. Ainsi si un sursaut de ventes des derniers terminaux laissait espérer une accalmie, on apprend que celles-ci ne sont pas en nombre suffisant pour redresser la barre. Avec son effectif de plusieurs milliers d’ingénieurs,  les charges fixes de l’entreprise plombent le résultat malgré plus de 5000 licenciements prévus dans sa retructuration. Ainsi le prix de l’action BB a perdu 38 % en seulement trois mois.blackberry-z10

La presse américaine vient de recevoir ce lundi 12 Août, un communiqué de presse officiel annonçant :

« The company will explore strategic options, including a sale or operating as a joint venture »

Sources :

Market Wired

Reportage CBS

Rappelons que BB affiche encore une capitalisation boursière d’environ 4,8 milliards de dollars US. (capitalisation divisée par 17 en 5 ans)

Une somme conséquente à débourser, mais, pour des acteurs comme Microsoft ou les constructeurs chinois, à la recherche de parts de marchés, BlackBerry est très intéressant avec ses milliers de brevets, et surtout sa forte notoriété dans les pays occidentaux…

Nous suivrons dans les prochaines semaines les positionnements stratégiques des grands acteurs, mais aussi des fonds d’investissements et la réaction du gouvernement canadien.

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